Vers une alimentation saine et équilibrée

Il est essentiel de se rappeler la fonction première de l’alimentation : se nourrir pour vivre (et non vivre pour se nourrir).

La société de consommation dans laquelle nous vivons aujourd’hui nous amène à nous éloigner de cette fonction première, trop de choix, trop de produits, trop de marketing qui nous poussent à acheter et à acheter sans cesse, sans réfléchir, sans s’arrêter, sans se demander si réellement nous en avons besoin.

La question qu’on peut alors se poser c’est : que recherche t-on finalement dans l’alimentation?

Rechercher le plaisir dans l’alimentation n’est pas incompatible avec une alimentation équilibrée : alors qu’avant je ne lésignais pas sur le grignotage, les barres chocolatés et les chips en tout genre, aujourd’hui je trouve un réel intérêt pour des plats élaborés, colorés et vitaminés. 

Se ruer sur des gâteaux industriels pour satisfaire un appétit imminent procure un bien-être instantané car les hormones du plaisir (la sérotonine et la dopamine) sont libérées, mais quand on s’aperçoit que l’on vient quasiment de terminer le paquet, moralement, le coup est dur à digérer (le jeu de mots n’était pas fait exprès ^^). Alors par dépit, on en entame un autre, et ainsi de suite jusqu’à ce qu’à ce que l’on finisse par ressentir du dégoût pour la nourriture et pour soi-même… Le cercle vicieux se forme.

Ici, je ne parle pas de privation. Bien sûr qu’il est important de se faire plaisir et s’accorder une petite douceur de temps en temps est même important pour le mental justement. Ce n’est pas un carré de chocolat qui vous fera prendre 10 kg, un deuxième non plus, en revanche si vous vous laissez aller à finir la tablette, il ne faut pas se plaindre par la suite des conséquences d’un choix pris par gourmandise et par excès.

Tout se joue sur notre capacité à gérer notre alimentation. Savoir se faire plaisir, oui, mais pas sans réfléchir. Ce qui m’a aidé dans ma perte de poids, soit 10 kilos en un an, a été ma façon de penser la nourriture, changer ma pensée m’a conduit à modifier mon comportement alimentaire.

Un verset de la Bible dit : “Tout m’est permis mais tout n’est pas utile, tout m’est permis mais je ne me laisserai pas asservir par quoi que ce soit.” (1 Corinthiens 6 v 12).

A partir de là, j’ai compris que je pouvais décider de manger cet aliment ou non. Est-ce utile pour mon corps? Qu’est-ce que cela va m’apporter? En ai-je vraiment besoin et envie?

Notre humeur peut influencer notre alimentation : tristesse, colère, joie, ennui… D’où l’importance d’être plus attentive dans ces moments-là. Noyer son chagrin dans toutes sortes de sucreries ne fera qu’amplifier le mal-être par un dégoût de soi, ce n’est pas la solution. Dans ces moments-là, je me force à me tourner vers Dieu pour lui confier ce que j’ai sur le coeur. Lorsque je m’ennuie, je cherche à m’occuper : écriture, lecture, dessin, sport, une activité qui m’amène à me concentrer sur quelque chose qui me satisfait, non pas en terme de nourriture mais en besoin de me réaliser.

Apprendre à écouter son corps est un exercice sur du long terme  pour gérer son alimentation. Bien souvent on croit avoir faim alors qu’il suffirait de boire un verre d’eau pour apaiser notre “appétit”. Ne pas se forcer à terminer un plat, se servir la quantité suffisante lors d’un repas et réfléchir avant de se servir à nouveau est au début un travail difficile mais qui devient spontané avec le temps.

Il existe une multitude de régimes, de conseils diététiques et nutritionnels, certains sont plutôt cohérents, d’autres assez farfelus. S’instaurer une discipline n’est pas une frustration lorsque l’on prend conscience de sa nécessité pour notre équilibre, à la fois physique et mentale, pourtant, ce n’est pas notre organisation ou notre comportement mais bien notre pensée qui nous amène à mieux manger.

Quand notre façon de penser la nourriture change, il devient tout simplement naturel de préférer une salade de fruits à un gâteau, d’éviter le grignotage inutile et d’adopter des collations plus saines, de cuisiner des plats équilibrés et savoureux, fait maison.

Les résultats se voient rapidement : perte de poids, meilleure forme physique, meilleur moral, et ne font qu’encourager notre comportement alimentaire dans ce sens. Un cercle vertueux se forme alors.

Sachons donc nous poser les bonnes questions : Pourquoi je mange? Ai-je vraiment faim? Ou bien est-ce que je cherche à pallier un manque ou un besoin autre ? Qu’est-ce qui est vraiment bon pour moi? Que va m’apporter cet aliment? Est-ce vraiment nécessaire de l’acheter?

Parfois, lorsque je prends le temps d’écouter mes besoins, il m’arrive de comprendre que je n’ai pas faim de nourriture physique mais de nourriture spirituelle, c’est alors que je me tourne vers Dieu et vers sa Parole, pour nourrir non pas mon corps mais bien mon âme.

Pour finir, je crois que le plus important n’est pas de rechercher le plaisir ou de s’instaurer une discipline, ni même de trop penser, l’essentiel c’est de savoir écouter la voix de Dieu dans notre faiblesse.

 

Pour une vie passionnée,

                                                            Emma

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