Mon caractère, ma bataille? (1)

Notre caractère se travaille et je me suis rendue compte que, parfois, Dieu nous plaçait dans des situations tout particulièrement pour travailler notre caractère.

Malgré mes apparences de fille calme, j’étais souvent très sensible et portée sur la susceptibilité, il suffisait d’une parole qui ne me plaisait pas pour me sentir blessée, je me mettais alors sur la défensive, prête à partir au quart de tour et là, plus rien ne m’arrêtais. Ajoutez à cela un peu de fatigue et je ne me contrôlais plus, je pouvais à mon tour devenir blessante, laissant la nervosité, l’irritation et la colère porter mes paroles.

Je me rappelle que lorsque j’étais à l’école d’infirmière, un collègue avait rapidement remarqué ce point de mon caractère et s’amusait à me contredire pour me voir partir au quart de tour comme il aimait dire. Avec le temps, à force de disputes régulières avec les autres, et certaines réflexions comme : « Ce n’est pas la peine de te parler, tu es fatiguée et tu deviens nerveuse quand tu es fatiguée » ou bien « Avec ton caractère, il est difficile de discuter avec toi quand quelque chose ne va pas », j’ai finis par me remettre en question. En effet, ces disputes et ces réflexions venaient des personnes dont j’étais proches, que j’aimais et qui visiblement m’aimaient assez pour me reprendre. 

« Celui qui se souvient de la correction prend le chemin de la vie, Mais celui qui oublie la réprimande s’égare. » Proverbe 10.17

« Mieux vaut une réprimande ouverte Qu’une amitié cachée. Les blessures d’un ami prouvent sa fidélité, Mais les baisers d’un ennemi sont trompeurs. » Proverbe 27.5-6

« L’insensé dédaigne l’instruction de son père, Mais celui qui a égard à la réprimande agit avec prudence. » Proverbe 15.5

« La voie du méchant est en horreur à l’Eternel, Mais il aime celui qui poursuit la justice. Une correction sévère menace celui qui abandonne le sentier; Celui qui hait la réprimande mourra. » Proverbe 15.9-10

« L’oreille attentive aux réprimandes qui mènent à la vie fait son séjour au milieu des sages. Celui qui rejette la correction méprise son âme, Mais celui qui écoute la réprimande acquiert l’intelligence. La crainte de l’Eternel enseigne la sagesse, Et l’humilité précède la gloire. » Proverbe 15.31-32

Et si le problème, effectivement, venait de moi plutôt que de blâmer les autres?

Nous ne sommes pas parfaits; se remettre parfois en question et reconnaître nos défauts est déjà un point de départ pour laisser Dieu nous transformer.

C’est un leurre que de croire que l’on peut changer par soi-même, chassez le naturel et il revient vite au galop comme dit le proverbe. Le seul qui a réussi à changer (et qui continue à changer) mon caractère est Jésus.

Evidemment, ça ne se fait pas du jour au lendemain. Il a fallu pour cela une disposition de coeur (prier, reconnaître que j’avais besoin de Dieu, lui demander de m’aider et de me changer), il a fallu une certaine discipline intérieure (être à son écoute, lire Sa Parole) pour laisser Jésus m’enseigner et le Saint-Esprit me conduire.

Enfin, quoi de mieux qu’un stage pratique pour le laisser opérer!

Depuis quelques mois, je travaille auprès de patients à domicile et durant mes expériences professionnelles, il m’est arrivé régulièrement d’être confrontée à des situations lourdes physiquement et psychologiquement, mais, cette fois, c’était particulier.

Je me suis retrouvée à nettoyer les WC d’une patiente parce qu’elle pouvait mettre ses selles partout sans être vraiment consciente de ce qu’elle faisait, je devais faire des soins dans des conditions hygiéniques plus que moyennes (écraser sur mon passage un cafard par exemple), je devais aller au rythme de sa capacité physique (c’est-à-dire très lentement; quand on sait qu’on a une tournée à gérer dans un temps imparti, cela peut être stressant), il m’arrivait de me faire mal au dos pour la mobiliser (patiente en obésité, il m’était parfois difficile de la lever) et il fallait réagir rapidement lorsque je devais changer sa protection qui débordait de selles liquides (lié à son traitement). Multipliez cela par deux car je passe chez elle deux fois par jour, il y a de quoi être mal (en tout cas pour moi). Au début, je ne comprenais pas et j’étais déçue de me retrouver à faire ces choses-là après avoir passé deux fois le concours infirmier, fait 3 ans d’études difficiles et près de 5 ans d’expérience en oncologie (où je réalisais des soins complexes) dans des hôpitaux renommés. Aucun travail n’est à mépriser et je ne voulais pas mépriser ce travail que Dieu m’avait donné, je voulais Lui être reconnaissante mais au fond j’étais très frustrée.

Je demandais à Dieu sa grâce et il m’a clairement fait comprendre qu’il voulait façonner mon caractère : « C’est ici que je t’ai placé, sois fidèle dans les petites choses”, “Puises ta force et ta joie en moi, mets ta confiance en moi et non dans ce que tu fais”. Vous vous doutez bien que l’option de quitter ce travail n’était pas envisageable pour Lui, en tout cas pas pour cette raison, pour le moment c’est là qu’il m’avait placé. Je Lui ai donc remis cette situation et demandé de m’aider, c’est alors qu’il m’a mis dans le coeur des versets de la Bible et des chants de louanges pour m’encourager et me fortifier. Il commençait en moi un travail intérieur en profondeur. Maintenant, chaque fois que je nettoie les selles de cette patiente au sol ou dans les wc, la paix m’envahit et je suis reconnaissante envers Dieu pour le travail qu’il m’a donné et l’oeuvre qu’il fait dans mon coeur. A l’heure actuelle, je m’occupe toujours d’elle et parfois je reconnais qu’il m’arrive d’être encore frustrée mais très rapidement Dieu me rappelle sa grâce envers moi et me fait comprendre que si Lui est patient et lent à la colère, à combien plus forte raison je dois l’être aussi. 

Ce n’est pas en comptant sur mes propres forces que je peux y arriver, mais je puis tout par Christ qui me fortifie : 

« Ce n’est pas en vue de mes besoins que je dis cela, car j’ai appris à être content de l’état où je me trouve. Je sais vivre dans l’humiliation, et je sais vivre dans l’abondance. En tout et partout j’ai appris à être rassasié et à avoir faim, à être dans l’abondance et à être dans la disette. Je puis tout par celui qui me fortifie. »

Si avant sa crucifixion, Jésus s’est rendu serviteur pour laver les pieds de ses disciples, alors pourquoi je ne pourrai pas accepter de nettoyer les WC de cette patiente? Dieu ne regarde pas à notre statut social ou professionnel, il regarde avant tout à notre coeur et sa volonté est de nous donner un coeur de serviteur.

Jésus dit :

« Celui qui est fidèle dans les moindres choses l’est aussi dans les grandes, et celui qui est injuste dans les moindres choses l’est aussi dans les grandes. » Luc 16.10

« Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres, car je vous ai donné un exemple afin que vous fassiez comme je vous ai fait. En vérité, en vérité, je vous le dis, le serviteur n’est pas plus grand que son seigneur, ni l’apôtre plus grand que celui qui l’a envoyé. Si vous savez cela, vous êtes heureux, pourvu que vous le mettiez en pratique. » Jean 14-17

 

Au prochain article vous découvrirez la deuxième situation à travers laquelle Jésus façonne mon caractère et transforme mon coeur.

Pour une vie passionnée,

                                                            Emma

 

 

 

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